Et si je présentais un manga un peu violent, ça serais une nouveauté ici je pense :P bon en ce dimanche 24 ce sera the world is mine”

Synopsis:

A travers la ballade sauvage de deux pieds nickelés, apprentis terroristes aux comportements déviants, Hideki Arai brosse un portrait au vitriol du Japon contemporain, à la violence saisissante… Toshi est un jeune homme à l’apparence d’étudiant modèle ; Mon-chan a tout de la bête. Unis envers et contre tout, ils parcourent le Japon au gré de leurs caprices, disséminant des bombes artisanales et semant partout le chaos. Tandis que parallèlement, un mystérieux animal, baptisée par les médias Higumadon (”Ours brun”), décime sur son passage troupeaux, promeneurs et chasseurs…

The World Is Mine s’appuie sur deux points forts : une violence crue, et des personnages particulièrement détaillés. Que ce soit dans l’action la plus intense ou pour des scènes plus émouvantes, The World Is Mine est dans une catégorie à part dans l’univers du manga. Arai ne fait preuve d’aucune retenue lorsqu’il s’agit de pousser les limites dans ce qu’il représente. Vous l’aurez compris, ce n’est pas vraiment destiné à des enfants.
L’autre point fort qu’Arai utilise avec talent dans The World Is Mine, ce sont ses personnages. Pratiquement tous sans exceptions sont impeccablement développés, à commencer par l’opposition entre les deux personnages principaux.
Mon est un Mowgli moderne, élevé dans la nature. Il est impulsif, violent et brut, mais possède également un côté innocent et serein. Il est l’Homme Primitif et l’enfance. Toshi est un postier qui mène une vie relativement normale, et qui se découvre une passion pour l’Internet et les explosifs. Il est cruel, revanchard et trouillard, un Homme Moderne et le produit d’une société injuste et sale. Sans surprise, Maria l’héroïne est une figure de Vierge pleine d’empathie et de compassion, qui doit contrebalancer ses croyances avec sa haine dévorante des actions de Toshi-mon lorsqu’elle se retrouve kidnappée et embarquée dans leur périple.

Graphiquement, l’ensemble est très dynamique. Des fois même un peu trop, on a du mal à s’accrocher à ce qui se passe. Le trait, est assez brouillon mais ça rajoute un peu à l’ambiance général. La trame scénaristique quant à elle est relativement dense, et ce qui peut paraître dans les premiers volumes comme une histoire classique d’apocalypse, gagne en intérêt au fur et à mesure des volumes.
Au final, The World Is Mine est aussi grandiose que le titre le suggère. Chaudement recommandé.

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