Bon j’ai déjà parler de naoki urasawa lors de mon article sur pluto. Etant donné le niveau du mangaka, je ne pouvais pas ne pas en reparler
Monster étant un classique désormais connu de la grande majorité, je vais présenter 20th century boy.

synopsis:
Kenji est un commerçant tranquille qui a repris et transformé le magasin familial. Son seul problème est la fille de sa soeur, que cette dernière lui a confiée avant de partir. Mais voilà qu’un jour, la police vient l’interroger sur la disparition de la famille de l’un de ses clients. Le seul indice étant un mystérieux symbole dessiné à côté d’une porte. Kenji ne se sent pas spécialement concerné jusqu’au jour où Donkey, un ami d’enfance, lui demande s’il se souvient de ce même symbole. Kenji explore alors la vie de Donkey, son passé et celui du groupe d’amis dont il faisait partie dans sa jeunesse. Il découvre bientôt l’existence d’une organisation clandestine que dirige l’énigmatique Ami et qui utilise le symbole lié au passé de Kenji comme signe de ralliement.

Les premiers volumes plantent le décor. Cela commence comme une sombre mais banale affaire dans le quotidien sans histoire de japonais moyens, comme Kenji Endô. Des gens disparaissent, d’autres meurent d’une mystérieuse maladie, tandis qu’une nouvelle secte, dirigée par un homme qui se fait appeler Ami, commence à avoir quelques adeptes tous plus lobotomisés les uns que les autres, mais qui ne semblent pas vraiment choisis au hasard.
Cela continue par des flash backs vers l’enfance et l’adolescence de Kenji et ses copains d’école, ce qui nous permet de mieux cerner les personnages, leurs motivations, leurs peurs, issues de leur passé parfois commun. Cela donne à l’histoire un côté assez mélancolique et nostalgique, un peu désespéré aussi quand on sait ce que des décisions d’enfants vont entraîner, un peu le même sentiment que l’on retrouve dans “Ca” de Stephen King, mêlant camaraderie, blagues potaches, grosses frayeurs, rencontres avec de petites terreurs de quartier, etc. avec des paroles d’enfants, dans un univers que l’on reconnaît: c’est le nôtre, un quotidien classique, banal mais où petit à petit, tout se met en place pour tout basculer et changer totalement le style et le rythme. Cela évolue vers un thriller se déroulant au début du 21ème siècle où tout est bouleversé…
En effet, encore plus que dans Monster, Urasawa multiplie dans 20th century boys les intrigues, parfois anodines, les mettant en place avant de finalement nous montrer quelques volumes après leurs liens avec l’histoire principale. Un personnage “secondaire” n’apparaît jamais sans raison, il a toujours un rôle précis, même si on a parfois du mal à le cerner, il aura toujours son utilité, à un moment ou à un autre, peut-être même à un moment qu’on n’aurait pas imaginé. Ce qui fait qu’il arrive qu’on retrouve des personnages qui avaient fait leur apparition 3 ou 4 volumes avant sans que l’on fasse attention. Inutile de dire que relire les volumes précédents apporte bien souvent de nouveaux éléments auxquels on n’avait pas prêté attention la première fois.
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Narrativement, malgré de multiples allers et retours dans le temps, scénaristiquement, souvent en équilibre entre le trop tordu et le trop grand-guignolesque, 20th century boys est une réussite. Sans oublier un dessin toujours maîtrisé. Déja un classique en sois!Il est a noté que 20th century boys se termine au 22ème volume mais le mangaka poursuit l’histoire avec sans doute le dernier arc de la série sous le titre “21rst century boys”. Un film live est également en préparation est devrait sortir courant 2008.

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