Archives pour la catégorie “Article”

Bon pour changer un peu, je vai faire un article pour 2 manga d’un coup. Bon petite précision, ce sont 2 one shot du meme auteur “Tetsuya Tsutsui”. On va débuter avec Duds Hunt, the network survival game

synopsis:

Nakanishi, délinquant tout droit sorti de la maison de redressement, essaie en vain de se libérer de son passé de voyou.
Son nouveau job ne lui procure aucune satisfaction et il doit sans cesse subir les provocations de son patron. Un jour, une connaissance anonyme du Net lui propose de participer à un jeu mystérieux pour se libérer de son stress : Duds Hunt.
Chaque participant est équipé d’un téléphone portable, baptisé le pointeur, ainsi que d’un PDA lui permettant de localiser ses adversaires, mais aussi d’être repéré.
Le but du jeu : récupérer le pointeur de l’adversaire, chaque prise rapportant 100 000 yens. Une seule règle : tous les coups sont permis…

Duds Hunt est vraiment une bonne surprise, la trame de ce one-shot haletant n’est pas à proprement parler bien profonde mais c’est surtout à la manière d’un Gantz, un bon moment de pur divertissement. La chasse à l’homme en pleine ville est vraiment prenante, on prend plaisir à voir évoluer les techniques du jeune Nakanishi pour pouvoir accumuler les yens. Les dessins plutôt bien foutus (avec notamment des pages couleurs de toute beauté) viennent desservir l’action et le dynamisme de fort belle manière. Un titre à ne pas mettre dans toutes les mains, un bon one-shot orienté action comme on les aime.

synopsis:

Votre vie est un échec. Appuyez sur reset. »
Comme une condamnation à mort, cette injonction mystérieuse pousse au suicide les joueurs du jeu en ligne Dystopia.
Shunsuke Kitajima, un jeune hacker de génie au service du gouvernement, va tenter d’élucider cette série de crimes étranges en menant une enquête périlleuse dans le monde du virtuel…

A l’instar de son homologue Duds Hunt, Reset l’autre one-shot de Tsutsui, lui aussi traite de l’univers du jeu et de ses déparages mais cette fois-ci il s’agit de l’influence d’un MMORPG-like Dystopia, qui donne d’étranges messages à ses “users”. Moins orienté action que Duds Hunt, Reset reste néanmoins un très bon titre dans son ensemble, la patte de Tsutsui nous délivre encore un titre efficace, aucune planche n’est laissée au hasard et les temps morts sont rares comme ce fut le cas pour Duds Hunt. Très orienté nouvelles technologies lui aussi, Reset reste cependant assez facile d’accès et la lecture est très fluide. Un titre que je conseille aussi d’acheter avec Duds Hunt. 2 one-shot explosifs, qui ne tombent pas dans les clichés et les longueurs (le format l’impose en quelque sorte). A déguster sans modération.

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Han j’ai honte de moi là d’un coup. Comment se fait il que j’ai toujours pas parler de FLCL. C’est une aberration, une malheureuse erreur de ma part. Aller, on va corriger ça de suite en commençant par l’anime

Synopsis:

Naota, 12 ans, vit à Mabase, ville un peu étrange surplombée par une usine en forme de fer à repasser. Il s’entend plutôt bien avec Miamimi, la petite amie de son frère, qui les a abandonnés pour une carrière dans le baseball aux USA. Même si les gens sont un peu décalés, sa vie est sans surprises… Jusqu’au jour où Haruko débarque sur sa Vespa jaune, l’écrase puis lui fracasse le crâne à grands coups de guitare électrique. Une bosse étrange commence à lui pousser sur le front…

Cette petite série (6 OAV de 20 minutes) est un vrai bijou. D’abord pour la forme, c’est beau, c’est frais, ça change. Les dessins soignés percutent des caricatures grossières, les déformations fusent, l’ambiance alterne entre glauque/polué/futur proche, campagne, robots, rock’n roll, nostalgie et space opéra psychédélique… Les clins d’oeil à Matrix et à South Park sont excellents. La bande son est très soignée et pêchue, du bon rock made in japan qui s’intègre très bien à l’ambiance.

Sur le fond, c’est plus délicat. Il se passe 200 trucs à la minute, et il y a plusieurs niveaux de lecture. D’abord les histoires de coeur de Naota, sa vie de collégien, sa famille… Puis une trame de fond SF bien déjantée et pas évidente à suivre, volontairement floue je dirais. Et enfin pleins de messages à peine camouflés, de métaphores et d’images où chacun aura sa propre interprétation. Bien sûr on peut aussi dire qu’il n’y a rien à comprendre, parce que c’est vraiment n’importe quoi.
Au final on se retrouve avec une anime qui se place sans mal comme un incontournable.

Coté manga, il reprend grosso modo la même trame scénaristique. Là pas de surprise, par contre la première surprise vient de la forme. On a l’impression d’avoir sous les yeux une esquisse qui aurait été encrée. Et cette impression est confirmée par le peu d’emploi des trames, qui quand elles sont utilisées débordent du dessin, un peu comme si on avait demandé à un enfant de colorier.

On découvre également, beaucoup plus que dans l’anime, un monde oscillant entre tragique et comique. Tragique à cause du héros, déprimé chronique ou plutôt désabusé, déçu par le monde des grands. Ainsi, suivant son humeur du moment, on peut avoir deux lectures totalement différentes de ce manga : celle du drame ou bien celle de la comédie. Mais généralement, on se retrouve un peu partagé entre les deux styles, ce qui créé une impression assez bizarre, renforcée par le dessin qui est finalement déroutant. Au final, le lecteur est soit absolument dégoûté, soit se dit qu’il va lui falloir une deuxième lecture. Mais aux fils des différentes lectures, l’impression générale ne change pas : on sent qu’on est tombé sur un ovni dans le monde du manga, bien souvent un peu trop lisse.
Bien que difficile d’accès, ce manga est riche et travaillé. Mais il se dévoile lentement, trop peut-être. Il en résulte une petite déception quand même après lecture, car le manga n’arrive pas au niveau de l’anime. Il reste bon mais ne se place pas comme un incontournable.

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Et si je présentais un manga un peu violent, ça serais une nouveauté ici je pense :P bon en ce dimanche 24 ce sera the world is mine”

Synopsis:

A travers la ballade sauvage de deux pieds nickelés, apprentis terroristes aux comportements déviants, Hideki Arai brosse un portrait au vitriol du Japon contemporain, à la violence saisissante… Toshi est un jeune homme à l’apparence d’étudiant modèle ; Mon-chan a tout de la bête. Unis envers et contre tout, ils parcourent le Japon au gré de leurs caprices, disséminant des bombes artisanales et semant partout le chaos. Tandis que parallèlement, un mystérieux animal, baptisée par les médias Higumadon (”Ours brun”), décime sur son passage troupeaux, promeneurs et chasseurs…

The World Is Mine s’appuie sur deux points forts : une violence crue, et des personnages particulièrement détaillés. Que ce soit dans l’action la plus intense ou pour des scènes plus émouvantes, The World Is Mine est dans une catégorie à part dans l’univers du manga. Arai ne fait preuve d’aucune retenue lorsqu’il s’agit de pousser les limites dans ce qu’il représente. Vous l’aurez compris, ce n’est pas vraiment destiné à des enfants.
L’autre point fort qu’Arai utilise avec talent dans The World Is Mine, ce sont ses personnages. Pratiquement tous sans exceptions sont impeccablement développés, à commencer par l’opposition entre les deux personnages principaux.
Mon est un Mowgli moderne, élevé dans la nature. Il est impulsif, violent et brut, mais possède également un côté innocent et serein. Il est l’Homme Primitif et l’enfance. Toshi est un postier qui mène une vie relativement normale, et qui se découvre une passion pour l’Internet et les explosifs. Il est cruel, revanchard et trouillard, un Homme Moderne et le produit d’une société injuste et sale. Sans surprise, Maria l’héroïne est une figure de Vierge pleine d’empathie et de compassion, qui doit contrebalancer ses croyances avec sa haine dévorante des actions de Toshi-mon lorsqu’elle se retrouve kidnappée et embarquée dans leur périple.

Graphiquement, l’ensemble est très dynamique. Des fois même un peu trop, on a du mal à s’accrocher à ce qui se passe. Le trait, est assez brouillon mais ça rajoute un peu à l’ambiance général. La trame scénaristique quant à elle est relativement dense, et ce qui peut paraître dans les premiers volumes comme une histoire classique d’apocalypse, gagne en intérêt au fur et à mesure des volumes.
Au final, The World Is Mine est aussi grandiose que le titre le suggère. Chaudement recommandé.

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La représentation de statistiques ou de données est souvent quelque chose de compliqué sur Internet. Surtout lorsque l’on doit mettre cela en place sur un site web. Je profite de mes recherche sur un projet pour vous énumérer les différentes libraires graphique existant en PHP et permettant de générer tous ces diagrammes, graphiques en barre, camemberts, …

Tout d’abord, les librairies utilisant des rendus Flash. Assez proche de ce que l’on peut observer sur des sites comme google adsense, wordpress, … Cela permet d’avoir des graphiques animés, permettant à l’utilisateur d’interagir avec. Ces graphs ne peuvent cependant pas servir directement d’image comme lors d’une exportation.

  • Fusion Chart : celui la est disponible en version “lite” gratuite, ainsi qu’en version payante. La version payante est très aboutie et permet vraiment de faire des choses sympas. Le tout en Flash avec du xml, bref compatible avec tout type de langage coté serveur.
  • Maani : l’avantage de Maani est de pouvoir interpréter directement les données en Php. Mais cette librairie peut également être utilisée dans d’autres langages en puisant ces informations dans un fichier au format CSV ou XML. Le rendu des graphiques en 3D est particulièrement réussi
  • amCharts : Elle présente l’avantage de générer des graphiques cliquables, dans lesquels on peut naviguer et obtenir des chiffres précis. Une version gratuite est disponible mais un lien s’affiche en haut de chaque graphe.

Il existe justement d’autres librairies qui elles gênèrent des images au lieu d’animation flash.

  • Artichow : Cette librairie en français qui fonctionne avec Php et le module graphique Gd. Entièrement personnalisable, Artichow supporte plusieurs types de dégradés, gère la transparence des couleurs et permet l’ajout de légendes
  • JFreeChart : JFreeChart est une librairie Java et open source. Elle peut générer des graphiques sous forme d’images, de graphiques vectoriels, voir même de composant Swing. Par contre, il s’agit vraiment d’une librairie dans le sens premier du terme qui nécessitera donc un certain investissement pour pouvoir être utilisée

On trouve également certaines librairies faisant un rendu directement en javascript comme

  • EJSChart : EJSChart (pour Emprise Javascript Charts) peut afficher des graphiques interactifs à la manière des deux librairies en Flash. Elle dispose même d’une fonction zoom vraiment bluffante

J’espère que ça pourra également vous être utile dans vos prochains projets personnels ou professionnel :P

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Bon j’ai déjà parler de naoki urasawa lors de mon article sur pluto. Etant donné le niveau du mangaka, je ne pouvais pas ne pas en reparler :P Monster étant un classique désormais connu de la grande majorité, je vais présenter 20th century boy.

synopsis:

Kenji est un commerçant tranquille qui a repris et transformé le magasin familial. Son seul problème est la fille de sa soeur, que cette dernière lui a confiée avant de partir. Mais voilà qu’un jour, la police vient l’interroger sur la disparition de la famille de l’un de ses clients. Le seul indice étant un mystérieux symbole dessiné à côté d’une porte. Kenji ne se sent pas spécialement concerné jusqu’au jour où Donkey, un ami d’enfance, lui demande s’il se souvient de ce même symbole. Kenji explore alors la vie de Donkey, son passé et celui du groupe d’amis dont il faisait partie dans sa jeunesse. Il découvre bientôt l’existence d’une organisation clandestine que dirige l’énigmatique Ami et qui utilise le symbole lié au passé de Kenji comme signe de ralliement.

Les premiers volumes plantent le décor. Cela commence comme une sombre mais banale affaire dans le quotidien sans histoire de japonais moyens, comme Kenji Endô. Des gens disparaissent, d’autres meurent d’une mystérieuse maladie, tandis qu’une nouvelle secte, dirigée par un homme qui se fait appeler Ami, commence à avoir quelques adeptes tous plus lobotomisés les uns que les autres, mais qui ne semblent pas vraiment choisis au hasard.
Cela continue par des flash backs vers l’enfance et l’adolescence de Kenji et ses copains d’école, ce qui nous permet de mieux cerner les personnages, leurs motivations, leurs peurs, issues de leur passé parfois commun. Cela donne à l’histoire un côté assez mélancolique et nostalgique, un peu désespéré aussi quand on sait ce que des décisions d’enfants vont entraîner, un peu le même sentiment que l’on retrouve dans “Ca” de Stephen King, mêlant camaraderie, blagues potaches, grosses frayeurs, rencontres avec de petites terreurs de quartier, etc. avec des paroles d’enfants, dans un univers que l’on reconnaît: c’est le nôtre, un quotidien classique, banal mais où petit à petit, tout se met en place pour tout basculer et changer totalement le style et le rythme. Cela évolue vers un thriller se déroulant au début du 21ème siècle où tout est bouleversé…
En effet, encore plus que dans Monster, Urasawa multiplie dans 20th century boys les intrigues, parfois anodines, les mettant en place avant de finalement nous montrer quelques volumes après leurs liens avec l’histoire principale. Un personnage “secondaire” n’apparaît jamais sans raison, il a toujours un rôle précis, même si on a parfois du mal à le cerner, il aura toujours son utilité, à un moment ou à un autre, peut-être même à un moment qu’on n’aurait pas imaginé. Ce qui fait qu’il arrive qu’on retrouve des personnages qui avaient fait leur apparition 3 ou 4 volumes avant sans que l’on fasse attention. Inutile de dire que relire les volumes précédents apporte bien souvent de nouveaux éléments auxquels on n’avait pas prêté attention la première fois.

Narrativement, malgré de multiples allers et retours dans le temps, scénaristiquement, souvent en équilibre entre le trop tordu et le trop grand-guignolesque, 20th century boys est une réussite. Sans oublier un dessin toujours maîtrisé. Déja un classique en sois!Il est a noté que 20th century boys se termine au 22ème volume mais le mangaka poursuit l’histoire avec sans doute le dernier arc de la série sous le titre “21rst century boys”. Un film live est également en préparation est devrait sortir courant 2008.

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Les otakus sont ces petites bêtes avides de toutes les nouveautés concernant mangas, animes, jeux vidéo et figurines de personnages célèbres. Ca vous dirais pas d’y jeter un coup d’oeil à ces petites bêtes? Aller c’est parti pour genshiken !

Petit résumé:

Genshiken raconte le parcours initiatique de Sasahara Kanji, un otaku pur et dur, qui décide lors de son jour d’entrée en FAC de rejoindre un club. Il hésite entre celui qui concerne le manga et l’autre qui fait les animes, puis il aperçoit le club < d’étude de la culture moderne visuelle> (en japonais GENdai SHikaku bunka KENkyû, d’où le titre ). Quelques jours plus tard, il se rend au lieu de réunion du club. Là,les membres vont lui tendre un piège dans lequel il a va tomber à pied joint. Voilà donc notre jeune Sasahara qui rejoint le groupe, plus ou moins forcé. Il va, tour à tour, découvrir plus profondément l’univers du doujinshi, les conventions et le cosplay.

Les longs titres des épisodes aux noms pompeux sont très drôles et annoncent immédiatement l’ambiance dans laquelle comptent nous plonger les auteurs. Et le scénario prend des formes d’humour de situation très rapidement avec des exemples comme : les otakus dans une convention, les otakus face à un nouveau jeu vidéo, les otakus à la plage. Au beau milieu de tout cela, des liens vont se créer entre les membres, des couples se former, les caractères s’affirmer et tout ce petit monde va s’avérer former un groupe hétérogène entre otakus, non-otakus, gal, président fantomatique, rivaux du club de manga, etc…

Pour tous les fans de Jap animation que nous sommes, Genshiken est indubitablement une des références incontournables.
L’immense intérêt de cet anime est de nous détailler avec minuties les activités réelles des otakus japonais. Des simples conventions, en passant par les doujinshis, cosplays et même la construction de mécha tout y est pour notre plus grand bonheur.
Un autre point fort est, bien entendu, l’inégalable humour qui se dégage de la série. Les différents dialogues entre les personnages sont si percutants qu’ils en deviennent comiques à souhait mais aussi touchants sur certains passages de l’anime.

Le défaut de cette série est sa durée qui est beaucoup trop courte compte tenu de la qualité exceptionnelle de l’œuvre. Cela empêche de vraiment rentrer à fond dans le monde de ces otaku et de pousser au maximum les situations cocasses. Mais si je vous en parle, c’est bien qu’il y a une raison non? bah tout simplement l’arriver de la saison 2. Pour l’instant pas encore licencier, elle est encore en cour de diffusion au japon. On reprend exactement les mêmes ingrédients et on continue.
A ne surtout pas rater lorsque l’on aime un tant soi peu la Jap animation.

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Aller, on continue dans la joie et la bonne humeur. Une référence franco-française tiré de l’humour décalé. C’est parti pour la sentai school

Petit synopsis:

Le professeur Konga a dédié sa vie à créer Ken Eraclor, un robot humain qui défendra la paix et l’amour dans le monde. Malheureusement, suite à un ticket de loto gagnant il laissa son œuvre inachevée. Ken décide donc de poursuivre son apprentissage à la Sentaï School, tout en cachant le fait d’être un robot. C’est dans cette école qu’il fera la rencontre de Toâ, Keiji, Duke et Hongô. Le problème est qu’il ne comprend pas toujours tout… Au programme des cours : sport, ténébritude, pose héroïque, cris de guerre etc. bref l’apprentissage du parfait héros.

A la Sentaï School, pas de grève des profs, pas de RTT, pas de récup’ pour journées pédagogiques… C’est qu’à la Sentaï School on forme du Super-Héros, du dur, du vrai !
Alors pour les candidats potentiels, faudrait voir à bétonner la lettre de motivation et blinder le CV, et gare aux cancres…

D’abord publié dans le magazine Coyote puis chez Semic, Sentaï School a été réédité par Kami à l’occasion de la parution du tome 3. Une bonne affaire pour cette maison d’édition, car la série bénéficie déjà d’un public de fans.
Dans L’école des héros, Philippe Cardona et Florence Torta plantent le décor à travers une suite de 11 épisodes de 16 à 20 pages chacun. L’univers scolaire dans lequel évoluent les cinq apprentis sauveurs du monde, est assez classique et directement inspiré du Collège Fou Fou Fou. Il pullule de références à l’univers de la bande dessinée, du cinéma, de l’animation et des jeux vidéo, japonais comme européen ou américain.

les auteurs débordent d’humour et d’idée pour réussir à ridiculiser les personnages de manga et d’anime que nous connaissons tous. Chaque case est truffée de clins d’œil (dans le tome 1 je pense qu’il y en a facilement une centaine) et on se surprend alors à s’attarder sur chaque détail pour que rien ne nous échappe. En s’appropriant l’univers d’autres auteurs, Philippe Cardona et Florence Torta ont réussi à en créer un nouveau plein de charme. Parfaite alliance du style comics, manga et BD européen, Sentaï School est la BD de parodie qu’il faut à tous les passionnés de manga et japanimation.

A découvrir absolument. Pour les grands comme les petits que ce soit génération dbz ou génération pokemon, chacun y trouve son compte. Mais la question pour être, pourquoi je vous en parle aujourd’hui?
Tout simplement car le volume 4 sort le 11 juillet 2007. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, vous avez moins d’un mois pour vous mettre à jour.

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Aller pour changer un peu, un comics un peu plus frais.

avec le classique synopsis:

Au printemps 2003, une horde de lions s’échappe du zoo de Bagdad au cours d’un bombardement américain. Perdus et perplexes, affamés mais enfin libres, ils arpentent les rues dévastées de Bagdad, luttant désespérément pour survivre…

Malgré un thème casse-gueule, celui de la récente guerre en Irak, Brian K. Vaughan et Niko Henrichon étaient attendus au tournant avec Pride of Baghdad, un roman graphique paru aux USA chez DC Vertigo. L’album est une réussite avec un récit emprunt de sensibilité et de poésie

Toits défoncés, murs effondrés, bâtiments et arbres en flammes : voici le décor apocalyptique qui sert de fond à cette chronique. Les animaux qui y évoluent profitent d’un dessin soigné et d’une mise en couleur vive et bien agencée. De plus, Zill le mâle dominant, Safa la vieille désabusée, Ali le jeune fougueux et Noor la jeune mère férue de grands espaces ont chacun une personnalité bien marquée.

Mais si le dessin est de qualité, c’est bel et bien l’histoire qui emporte. Voici une réflexion sur la liberté et sur la brutalité de l’homme. Car il est évident que ces lions en vadrouille dans la belle ville de Bagdad n’ont aucune chance de retrouver un jour leur liberté. La fin devient alors inévitable, prouvant une fois encore la mainmise de l’homme sur son environnement. Le principal défaut que l’on pourrait reprocher à cette histoire serait l’humanisation de certains animaux ou de leurs actes. Mais il offre en même temps une résonance particulière sur ce conflit. L’autre reproche se justifie par le point de vue adopté : le manque de profondeur et d’informations sur le conflit donnent une impression de “trop peu”. Mais qu’est-ce que des lions auraient à faire de données sur un conflit qui les dépasse ?

Un autre reproche qu’on pourrait faire est envers l’éditeur panini. Format plus grand, lettrage différent, coupes sauvages de planches. Au final l’édition française fait pale figure face à la version originale. Le pire étant les cases coupées pour éviter les zones blanches, il arrive à plusieurs reprises dans le livre d’avoir des morceaux importants qui manque. De plus panini se paye le luxe de vendre cette édition à 18€, un prix supérieur à la VO.

Au final, ce livre est cruelle, mais nécessaire. Cette évocation originale d’un conflit controversé, offre un point de vue décalé à des créatures qui subissent les décisions des humains. En captivité comme en liberté…

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Un peu comme pour death note actuellement, il y a quelques séries qui deviennent des références et qui s’exportent dans un peu tous les domaines. Basilisk en fait partie.

Petit point historique pour commencer :

“Basilisk - Kouga Ninpou-chou,” est basé sur le dernier livre de Fuutarou Yamada, un des plus connus nouvellistes historiques. Ya mada est particulièrement connu pour sa série de contes Ninpou-chou sur les ninjas, qui a commencé à être publiée en 1958. (”Ninpou Chuushingura,” “Kunoichi Ninpou-chou,” et “Makai Tenshou” (recemment porté à l’écran d’ailleurs)). Le volume intitulé “Kouga Ninpou-chou” a été la base du “Basilisk” de Sagawa.

Et synopsis :

Pendant l’ère d’Edo, le shogun Tokugawa Ieyasu après avoir consulté le prêtre Nankôbô Tenkaï décide que celui de ses deux fils qui lui succédera, sera désigné par l’issue de la confrontation de deux clans ninja légendaires: les Kôga et les Iga. Ces deux clans ennemis depuis 400 ans entretiennent un pacte de non-agression depuis quelques générations décrété par l’ancêtre de Hattori Hanzo. Ce dernier autorise les deux clans à reprendre le conflit qui les oppose sous la pression du shogun: chacun des clans devra désigner 10 maîtres ninja qui s’affronteront à mort sous les couleurs des fils Tokugawa. Le survivant donnera le pouvoir à celui des héritiers qu’il représente! Jusque là, c’est simple, mais là où ça se complique c’est qu’en marge de tous ces tumultes politico-guerriers, les descendants des familles Koga et Iga - Koga Gennosuke et Iga Oboro - sont amoureux et tels des Roméo et Juliette, ils se voient en cachette…

Pour ce qui est du contenu de l’histoire, les personnages ont des vraies personnalités et une psychologie ambivalente! Il y a des combats violents, sanglants, excessifs, irréalistes mais hallucinants de fluidité et de précision!!! Si l’intrigue paraît simple elle n’en est pas moins très prenante. Il n’y a pas de manichéisme primaire, ni bon ni mauvais que des brutes qui s’entretient gaiement dans le Japon féodal. C’est un drame truffé de clins d’œil historiques, une tragédie sans concessions. Simplement magnifique!

Le Manga en 5 tomes et l’anime en 24 épisodes sont relativement semblables. Les chara design sont bien trouvé et assez unique. On relèvera encore une fois que coté anime, c’est un made in gonzo (on va commencer à croire que je fait une fixation). Il apparaît de petites différences entre les deux mais qui ne porte pas à conséquence.
Le film lui apporte plus de différences déjà. Le film ne pouvant pas durer 6h, L’histoire a été réduite, il y a des persos en moins, des bouts d’histoire qu’on ne voit pas et les pouvoirs ont été un peu modifiés pour être moins sanglant. La fin également à été changé pour être un peu plus grand public. Mais là encore, l’alchimie fonctionne à merveille. Le film se regarde avec engouement et même en connaissant la fin, on arrive à rentrer dedans. Pour une fois qu’un film tiré d’un manga est réussi, autant le souligner. On regrettera quand même la musique de fin qui casse un peu tout, là où une musique triste était requise, la jpop fait très tache. Mais c’est l’une des seuls fausse note de ce film.
Une série à ne pas rater, après le format dépend de la motivation surtout. Pour les plus flemmards le film de 1h45 résume très bien l’histoire est pourrait être un début pour découvrir plus en profondeur la série. Et pour ce qui est des vrais fans, le mieux serait carrément d’aller lire l’œuvre original.

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Continuons dans la finesse. Mais là encore c’est une référence à ne pas rater. Un anime un peu à part. Là encore du studio Gonzo. Je vous ai d’ailleurs déjà annoncé la licence de cette série, elle ne devrait pas tarder à voir le jour en france.

Synopsis:

Après avoir vu sous ses yeux son père se faire tuer lors d’un duel contre un certain “Justice”, le jeune Afro se met à étudier l’art de l’épée afin d’accomplir sa vengeance. Ce Samurai, qui recherche sa vengeance, verra sa vie tracée par le sang, pleine de peine et de souffrance. Dans cette quête de vengeance solitaire il ne connaîtra ni les larmes, ni l’amour… rien que la vengeance.

Après l’élégance épurée de Samurai Champloo, voici la profusion stylisée d’Afrosamurai. Visuellement plus agressif, Afrosamurai joue du mixage chambara et hip hop initié il y a peu par Shinichirô Watanabe. A la réalisation, Takeshi Koike, dont c’est ici la première oeuvre majeure. Il est cependant célèbre pour le court World Record, composante d’Animatrix, où sa réalisation témoigne d’une remarquable force plastique et d’une puissante expressivité. Mais il a également mis en scène Trava Fist Planet, le prestant générique d’ouverture de Samurai Champloo ou la dynamique bande-annonce de Final Fantasy VII : Before Crisis

Graphiquement magnifique, ça part dans tous les sens, c’est hyper dynamique, en un mot, ca a la classe. Pour ce qui est de la BO, ça fait un peu bizarre au début d’entendre des voix américaines pour un anime japonais mais on s’y fait vite. Et la voix de Samuel L.JACKSON va parfaitement sur le héros. Les musiques collent parfaitement bien à l’ambiance et marche encore mieux que le hip hop de samurai champloo. Un petit chef d’œuvre à ne pas rater.
Le seul truc qu’on pourra lui reprocher c’est d’être un peu trop court. 5 OAV de 25 min c’est bien, mais ça ne permet pas pour dévoiler toutes les subtilités du scénario. Qui sait, y aura t’il peut être une suite :P

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