Han j’ai honte de moi là d’un coup. Comment se fait il que j’ai toujours pas parler de FLCL. C’est une aberration, une malheureuse erreur de ma part. Aller, on va corriger ça de suite en commençant par l’anime

Synopsis:
Naota, 12 ans, vit à Mabase, ville un peu étrange surplombée par une usine en forme de fer à repasser. Il s’entend plutôt bien avec Miamimi, la petite amie de son frère, qui les a abandonnés pour une carrière dans le baseball aux USA. Même si les gens sont un peu décalés, sa vie est sans surprises… Jusqu’au jour où Haruko débarque sur sa Vespa jaune, l’écrase puis lui fracasse le crâne à grands coups de guitare électrique. Une bosse étrange commence à lui pousser sur le front…

Cette petite série (6 OAV de 20 minutes) est un vrai bijou. D’abord pour la forme, c’est beau, c’est frais, ça change. Les dessins soignés percutent des caricatures grossières, les déformations fusent, l’ambiance alterne entre glauque/polué/futur proche, campagne, robots, rock’n roll, nostalgie et space opéra psychédélique… Les clins d’oeil à Matrix et à South Park sont excellents. La bande son est très soignée et pêchue, du bon rock made in japan qui s’intègre très bien à l’ambiance.

Sur le fond, c’est plus délicat. Il se passe 200 trucs à la minute, et il y a plusieurs niveaux de lecture. D’abord les histoires de coeur de Naota, sa vie de collégien, sa famille… Puis une trame de fond SF bien déjantée et pas évidente à suivre, volontairement floue je dirais. Et enfin pleins de messages à peine camouflés, de métaphores et d’images où chacun aura sa propre interprétation. Bien sûr on peut aussi dire qu’il n’y a rien à comprendre, parce que c’est vraiment n’importe quoi.
Au final on se retrouve avec une anime qui se place sans mal comme un incontournable.

Coté manga, il reprend grosso modo la même trame scénaristique. Là pas de surprise, par contre la première surprise vient de la forme. On a l’impression d’avoir sous les yeux une esquisse qui aurait été encrée. Et cette impression est confirmée par le peu d’emploi des trames, qui quand elles sont utilisées débordent du dessin, un peu comme si on avait demandé à un enfant de colorier.
On découvre également, beaucoup plus que dans l’anime, un monde oscillant entre tragique et comique. Tragique à cause du héros, déprimé chronique ou plutôt désabusé, déçu par le monde des grands. Ainsi, suivant son humeur du moment, on peut avoir deux lectures totalement différentes de ce manga : celle du drame ou bien celle de la comédie. Mais généralement, on se retrouve un peu partagé entre les deux styles, ce qui créé une impression assez bizarre, renforcée par le dessin qui est finalement déroutant. Au final, le lecteur est soit absolument dégoûté, soit se dit qu’il va lui falloir une deuxième lecture. Mais aux fils des différentes lectures, l’impression générale ne change pas : on sent qu’on est tombé sur un ovni dans le monde du manga, bien souvent un peu trop lisse.
Bien que difficile d’accès, ce manga est riche et travaillé. Mais il se dévoile lentement, trop peut-être. Il en résulte une petite déception quand même après lecture, car le manga n’arrive pas au niveau de l’anime. Il reste bon mais ne se place pas comme un incontournable.

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29 décembre 2007 à 17:12 - Editer
[...] 9 - FLCL [...]