Animation - 5 eme journée du festival d’annecy
Publié par kef dans Actualités, Animation, Article, humourEt voilà, on commence à bien se rapprocher de la fin. Je vais tenter ce soir d’être bref car j’ai un peu la flemme. Bon aller c’est parti direct pour le film de la journée. Les autres projections étant des courts métrages, des films de fin d’étude et des films de télévision je ne m’attarderai pas dessus. donc, Film en compétition pour le japon, des studios madhouse “the girl who leapt through time” traduit par “la traversée du temps“.

bon petit résumé de l’histoire:
Makoto est une jeune lycéenne comme les autres, un peu garçon manqué, pas trop intéressée par l’école et absolument pas concernée par le temps qui passe! Jusqu’au jour où elle reçoit un don particulier : celui de pouvoir traverser le temps. Améliorer ses notes, aider des idylles naissantes, manger à répétition ses plats préférés, tout devient alors possible pour Makoto. Mais influer sur le cours des choses est un don parfois bien dangereux, surtout lorsqu’il faut apprendre à vivre sans !

Ce film d’animation estampillé MadHouse est une bonne surprise. L’humour est parfaitement dosé tout le long du métrage et la chronologie des événements est une petite merveille d’ingéniosité. Fort d’une idée astucieuse (la possibilité de revenir sur des événements passés pour les modifier), Hosoda raconte l’itinéraire d’un garçon manqué qui refuse obstinément de grandir, de perdre ses amis, d’arrêter de faire des bêtises, et qui découvre le don de franchir les barrières du temps. Cela pourra aussi bien rappeler des films comme “un jour sans fin” ou “l’effet papillon“. Graphiquement cela s’avère très joli, les détails fourmillent de partout, les rues sont animées. Seul le chara-design peut gêner un petit peu, il se rapproche plus de celui d’une série d’animation que d’un film. M’enfin c’est un choix graphique qui ne gène en rien la suite de l’histoire.
Si l’animation permet tous les délires, elle rappelle ici sa capacité à travailler des sujets mille fois traités (la mutation d’une période, l’aveu des sentiments, la peur de l’uniformité, les personnages qui se loupent) sans passer par les sentiers convenus. Le film apporte une profondeur et une dimension assez intéressantes. Même si aucune scène ne choque et qu’il n’y a pas de réflexion à se retourner le cerveau, le film est plutôt adulte par la façon dont les sujets sont traités. Ce n’est pas une merveille incontestable mais c’est un très bon film que je garderais comme un de mes préférés de la semaine.
P.S. au passage, merci au réalisateur mamoru hosoda qui à fait le déplacement à Annecy.
Demain les résultat des prix pour chaque catégories.

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